La Renault 5 électrique est enfin là, après une longue attente de presque quatre ans depuis la présentation du concept original début 2021. Renault ressuscite un de ses modèles les plus emblématiques avec une version moderne et électrisante, et la question sur toutes les lèvres est la suivante : est-ce que le plaisir de conduite est à la hauteur de son allure séduisante ? Spoiler : cette R5 a de nombreux atouts pour conquérir les amateurs de sensations et de design néo-rétro.

Un moteur puissant et réactif
La nouvelle R5 arbore un moteur électrique puissant, surtout dans sa version de 150 chevaux et 245 Nm de couple. Ce qui frappe immédiatement, c'est le dynamisme qu’elle offre dès les bas régimes. Les reprises sont très efficaces, permettant d'effectuer un 80 à 120 km/h en seulement 6 secondes, un chiffre qui rappelle les petites GTI d'antan. La réactivité du moteur appelle à une conduite pleine de peps, même si l'on pourrait dire que c'est une caractéristique commune à beaucoup de voitures électriques. Cependant, elle se démarque par sa capacité à être aussi plaisante en virage qu'en ligne droite.
Des virages à l'assaut
La R5 ne se contente pas de filer droit, elle excelle aussi sur les routes sinueuses grâce à une plateforme entièrement dédiée à l'électrique, mais qui emprunte ingénieusement des éléments techniques à d’autres modèles du groupe Renault. Le train avant est celui de la Clio et du Captur, tandis que le train arrière multibras provient du Dacia Duster, une rareté dans cette gamme. Mais le véritable tour de force réside dans le rapport de démultiplication de la direction, qui rend la voiture agile et vive dans les virages. L'antidérapage reste discret, rappelant la grande sœur Mégane E-Tech, avec une meilleure motricité grâce à une puissance inférieure.
Comparée à ses rivales comme la Fiat 500 électrique ou la Peugeot e-208, la R5 se montre plus dynamique. Et même si la Mini est célèbre pour son effet karting, elle impose une suspension bien plus ferme. Bien sûr, on n'achète pas une voiture électrique pour faire des chronos, mais pour le conducteur amateur de sensations, cette R5 pourrait bien être l'alternative idéale dans un marché où les GTI se font rares.
Une alliée en milieu urbain
Au quotidien, cette agilité et cette réactivité ne se démentent pas. La direction directe facilite la conduite en milieu urbain, rendant la voiture hyper maniable. Le diamètre de braquage est réduit, ce qui permet de gérer les tournants serrés et les manœuvres avec une facilité déconcertante. De plus, son gabarit contenu de 3,92 m de long, 13 cm de moins qu'une Clio, en fait une alliée de choix pour les déplacements urbains.
La suspension moelleuse, qui brille sur routes sinueuses, s'avère tout aussi bénéfique pour affronter les irrégularités du bitume en ville. Quant au freinage, il reste confortable à doser grâce à un système qui gère mieux la transition entre freinage régénératif et freinage classique. Un mode B est disponible pour augmenter le frein moteur, mais il n'immobilise pas totalement la voiture, contrairement à certaines concurrentes.
Confort et ergonomie à bord
L'agrément de conduite ne se limite pas à la route. L’habitacle de la R5 offre un environnement agréable pour le conducteur. On y trouve les fameux sièges pétales, qui évoquent le design d'époque tout en offrant un bon maintien des cuisses grâce à une assise longue. Les rangements sont nombreux au centre, bien que plus limités dans les bacs de porte et la boîte à gants, mais suffisants pour un usage quotidien.
L'ergonomie du tableau de bord est soignée, avec des commandes physiques pour la ventilation, évitant de trop quitter la route des yeux. Un bouton à gauche du volant permet de désactiver les assistances de conduite en un clic, un vrai plus pour ceux qui trouvent ces aides parfois intrusives.
Une autonomie et une recharge optimisées
En ce qui concerne l'autonomie, cette version équipée d'une batterie de 52 kWh affiche 412 km en cycle WLTP. Cependant, dans les conditions de ce test, avec une conduite plus sportive et des allers-retours pour les besoins des images, la consommation s'est élevée à 16,2 kWh/100 km, soit une autonomie réelle de 300 km. Lors d'un usage plus classique, on peut espérer atteindre 330 à 340 km, ce qui est dans la moyenne haute du segment.
Pour ce qui est de la recharge, la R5 peut encaisser jusqu'à 100 kW sur borne rapide en courant continu, améliorant considérablement la recharge par rapport à la Zoé qui plafonnait à 50 kW. Passer de 15 à 80 % de charge prend environ 30 minutes, un temps similaire à la Peugeot e-208. En courant alternatif, la recharge se limite à 11 kW, moins performant que la Zoé, nécessitant 4h30 pour une charge complète.
Connectivité et technologies embarquées
Côté technologie, la R5 bénéficie du système Open R-Link, développé avec Google. Ce système est reconnu comme l’un des meilleurs du marché, offrant fluidité, rapidité, et intuitivité. Les applications Google sont intégrées nativement, incluant Google Maps pour la navigation ou Waze pour la signalisation des zones de danger. L'écran de 10 pouces, bien que plus petit que ceux sur d’autres modèles Renault, ne retire rien aux qualités de ce système.
Une nouveauté intéressante est l'avatar Renault, un assistant vocal enrichi par l'IA de Chat GPT. Cet assistant va bien au-delà des fonctions classiques, permettant par exemple d'ouvrir une vitre, de régler la température, ou même de donner des conseils mécaniques, rendant l’expérience utilisateur encore plus fluide et interactive.
Places arrière et capacité de chargement
Lorsqu’il s’agit d’accueillir des passagers à l’arrière, la R5 fait quelques concessions, logiquement dues à son format compact. Bien que l’espace reste convenable pour des adultes sur de courtes distances, les grandes personnes pourraient se sentir à l’étroit. Les sièges arrière n’offrent pas de bacs de rangement ni de prises USB, ce qui limite leur confort pour les longs trajets. Le coffre, en revanche, est plus satisfaisant avec un volume de 270 litres, proche de celui des autres citadines de la catégorie.
Un prix compétitif
La version essayée, avec 150 chevaux, une batterie de 52 kWh et une finition techno, est proposée à partir de 33 490 € avant déduction du bonus écologique. Pour une finition plus haut de gamme, il faudra débourser 2 000 € de plus. D’autres versions viendront étoffer la gamme, notamment des modèles moins chers dotés de batteries plus petites, et une version d'entrée de gamme à 25 000 €, mais sans charge rapide, attendue pour 2025.
Avec la nouvelle réglementation du bonus écologique, les acheteurs pourront bénéficier de 4 000 € de réduction pour les voitures commandées avant le 30 mai 2024, avec une livraison prévue d’ici la fin de l’année. La fabrication française de la R5 lui garantit l’éligibilité à ce bonus, qui pourrait cependant être réduit à 3 000 € pour 2025.
Une révolution électrique séduisante
En conclusion, la nouvelle Renault 5 électrique se positionne comme une révolution séduisante dans le paysage des citadines électriques. Elle mixe avec brio héritage et modernité, offrant un plaisir de conduite indéniable tout en satisfaisant les besoins d’une mobilité quotidienne. Sa maniabilité urbaine, couplée à un dynamisme sur route, la rend très polyvalente. Bien sûr, il reste à vérifier son autonomie sur un parcours standardisé et à la confronter directement avec ses rivales. Pour cela, restez connectés sur notre site et notre chaîne YouTube pour ne rien manquer de nos prochaines analyses détaillées.
