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3 questions à Jérôme Phelipeau

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Quelle résonance donnez-vous au concept de développement durable au sein de votre entreprise ?

Le développement durable s'exprime tout naturellement au sein d'une entreprise comme la nôtre : nous existons depuis 1853, ce qui est en soi un gage de pérennité. La dimension économique, notamment au travers du marché de l'eau et du thermalisme, est plus que jamais d'actualité, notamment avec des produits thermaux comme les cures « maigrir à Vichy » qui offrent une véritable réponse à des problèmes épidémiologiques mondiaux. La dimension sociale est également essentielle, puisque la plupart de nos soins nécessitent l'intervention d'un personnel nombreux et qualifié, parfaitement formé à l'accueil et à l'écoute des curistes. Enfin, l'axe environnemental est au cœur de nos recherches : les établissements thermaux de Vichy et leurs hôtels associés s'inscrivent activement dans cette démarche en s'attachant à respecter les écosystèmes via notamment une analyse des impacts en terme de consommation de ressources, de production de déchets et d'émissions polluantes.

Concrètement, qu'avez-vous mis en place pour limiter l'impact sur l'environnement ?

La récupération des calories des eaux naturellement chaudes des sources Antoine et Boussange qui alimentent les thermes se traduit concrètement depuis 1993 par une baisse de 50% sur l'ensemble de l'énergie gaz consommée pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire de l'hôtel IBIS et des établissements thermaux. La récupération estimée d'énergie est voisine de 140 000 m3/gaz GDF par an pour l’ensemble de ces bâtiments.

Par ailleurs, nous travaillons sur de nouveaux modes opératoires pour recycler et ainsi réduire significativement les déchets liés à notre activité : c'est le cas notamment pour les boues thermales dont nous avons considérablement limité les rejets grâce à un procédé de recyclage garantissant la parfaite qualité physique et sanitaire du produit. Sur une saison, nous utilisons environ 1215 tonnes de boues thermales ; grâce à notre procédé de recyclage, nos rejets dépassent à peine le quart des quantités utilisées. Notre réflexion s'applique également à des applications très pratiques et techniques, qui représentent, dans le cadre de notre activité, des économies conséquentes et un plus grand respect de la ressource : c'est le cas par exemple des pommes de douche qui, non réglées, vont consommer 10 litres à la minute alors qu'une pomme de douche réglable (avec vanne) en consommera deux fois moins. C'est également le grammage des bouteilles PET d'eau minérale Vichy Célestins qui a été aussi été réduit de 50% ces dernières années.

Avez-vous d'autres axes de recherche en matière de préservation de l'environnement ?

Les enveloppements pour les applications de boues thermales font actuellement l'objet de recherches. Il s'agit de films plastiques qui malgré leur faible grammage représentent un volume de déchets qui doit très probablement pouvoir être évité. Nous étudions actuellement la possibilité de les remplacer, soit par des matériaux polymères à biodégradabilité programmée - comme cela se fait par exemple pour les cultures sur sol, soit par de nouveaux matériaux issus de la recherche en agronomie, comme des draps enveloppants à base d'amidon de maïs qui se dégradent naturellement.

Enfin, dans nos hôtels, nous souhaitons sensibiliser nos clients, comme cela se fait dans de nombreux établissements, à la rareté et à la valeur de l'eau en les encourageant à « économiser » le linge, notamment dans les salles de bains.

Parce que l'environnement et sa préservation est notre première richesse, nous nous sentons extrêmement concernés par tout ce qui s'y rapporte : préserver l'environnement est fondamental si nous souhaitons poursuivre une activité économique et continuer à alimenter le bassin d'emploi de Vichy et ses environs.




Mots clés : développement durable -

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