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Azurtem s'est rendu au 2ème Forum Ecobiz


Arrivé sur le coup des neuf heures pour cette deuxième édition d'Ecobiz on se rend rapidement compte de son succès ; apparemment nous étions 700, deux fois plus que l'année dernière.

Badgé et le programme en main, je me dirige vers la salle de ma première présentation. Profitant de mon avance, j'étudie le programme proposé : Création & Reprise d'entreprise. Voilà plus d'un mois que la société AZURTEM a été formée. Considérant que cela risque de ne pas m'être très utile, et réalisant que j’étais toujours seul dans cette grande salle feutrée, j’en profite pour prendre la poudre d’escampette.

Nouvelle salle et nouveau thème ‘Pricing et valeur client : comment gérer les prix en période de crise ?'. Très instructif, même si le sujet paraît inattendu. Il me semblerait logique qu’en temps de crise il faille baisser les prix pour gagner en parts de marché. Eh bien non, au contraire, il faut les augmenter ! En temps normal nous nous focalisons plus volontiers sur nos coûts, notre efficacité et notre productivité pour augmenter les marges alors qu'une variation de prix, même minime, aura proportionnellement plus d'impact sur nos bénéfices que tous ces autres facteurs. Voilà une théorie qu’il ne faudrait pas trop ébruiter ; payer plus pour acheter moins ?

Dix heures et nous nous réunissons sagement sur la cours centrale de la CCI rue Carabacelle pour une première séance de Speed Business Meeting. Regroupé dix par dix en forme de cercle, nous nous présentons un à un, en une minute, avant de distribuer nos cartes de visites. En un peu plus d'une heure nous avons le temps de répéter trois fois l'exercice, ce qui nous permet, si on s'y prend bien, de rencontrer vingt sept nouvelles personnes. L’exercice est utile voire indispensable pour apprendre à se présenter, de manière très succincte de surcroit. Cependant j’ai souvent l’impression qu’il y a un deséquilibre entre le nombre de vendeurs et celui des acheteurs ; comme l’exprime parfaitement le paradoxe de la poule et de l’oeuf, ne faudrait-il pas d’abord vendre avant de pouvoir raisonnable se placer en position d’acheteur ?

Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la session animée par Michel GODET, pour cause de Speed Business Meeting, il est possible à partir de son site de retrouver sa présentation [L'avenir en confiance] sous forme audio. Recommandée car il s’agit là d’un monsieur intelligent, réaliste, plein d’humour et de bon sens, et par dessus tout, chose rare de nos jours, il n’a pas la langue dans sa poche.

Le déjeuner quant à lui n'est pas organisé par le forum et c'est bien dommage. Non pas dans l’espoir d'un ‘free lunch' mais plutôt une occasion supplémentaire de nouer des contacts avec d'autres professionnels. Dommage aussi de rater un tel moment de convivialité qui nous présente parfois l’occasion de découvrir les gens avec plus d’affinités.

L'après-midi reprend avec le témoignage de deux créateurs d'entreprises. Leurs recommandations sont assez similaires. Prévoir des débuts financièrement difficiles, se servir de son réseau familles & amis proches, et se faire épauler par des professionnels. J’avoue qu’il est toujours rassurant de se reconnaitre dans les récits des autres, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer les dérapages.

La dernière session à laquelle j'ai assistée, animée par Michel FERRARY, Professeur de Management et de GRH au Ceram Business School sur les réseaux sociaux était éclairante. Il a démarré la séance en décrivant le mode de fonctionnement de la Silicon Valley. Les liens qui existent entres les différents acteurs : les startups, les financiers du ‘venture capital' et les géants de l'industrie informatique. La comparaison avant/après entre Lucent et Cisco était sidérante.

Au début il y avait David et Goliath. Goliath avait tous les moyens, et possédait un service R&D titanesque. David vivait de ses économies et préférait inviter à son domaine ceux qui avaient un savoir faire, plutôt que de developper ce savoir faire lui-même. David se servait beaucoup des réseaux sociaux pour débusquer ceux qui avaient le savoir-faire dont il avait besoin. Le résultat est net et sans appel, Luscent n’existe plus, et Cisco même par temps de crise continue son chemin. Même pas mal !

Hélas l'espoir que peut nous inspirer ce modèle d'échanges, de partage du savoir, d'ouverture vers les autres, de communautés bouillonnantes d'idées ne semble pas prêt d'être adopté chez nous. Il suffisait d'écouter les témoignages des autres intervenants, DRH de structures présentes à Sophia Antipolis, pour comprendre que la France préfère poursuivre sur sa route de la méfiance et du chacun pour soi.




Mots clés : écologie - salon -