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Lyon St Exupéry, la privatisation jamais aussi proche



Lyon St Exupéry, la privatisation jamais aussi proche

Les plus anciens l’ont connu sous le nom d’aéroport Lyon Satolas, devenu Saint Exupéry par la suite. Mais quel sera son nom dans les années à venir ?

En réalité peut de chance que ce dernier change à moins que l’éventuel repreneur ait beaucoup d’argent à dépenser dans sa stratégie de communication. Mais le fait est là nous parlons bien de repreneur.
En effet, l’aéroport de Lyon Saint Exupéry appartient historiquement à l’Etat français qui entend bien privatiser une partie de ses hubs, à savoir ceux de Lyon, Toulouse et de Nice en priorité.

La privatisation de l’aéroport de Lyon

A l’automne 2015, l’Etat a lancé un appel d’offre en vue de revendre l’aéroport Saint Exupéry. De nombreux candidats se sont proposés pour la reprise et doivent formuler leur plan de reprise et une offre indicative d’ici le 12 mai 2016. Une seconde étape aura lieu jusqu’au 4 juillet 2016 date à laquelle les repreneurs pourront déposer des offres fermes.

Bridé pendant des années du point de vue de son développement l’aéroport de lyon dispose d’un potentiel de développement particulièrement intéressant. Depuis que les compagnies Low Cost s’y sont installés et qu’un troisième Terminal leur est dédié [3] l’aéroport St Exupéry a pris de l’envergure et est enfin devenu un Hub d’importance.

Du côté de l’Etat on souhaite récupérer entre 5 et 10 milliards d’euros de participation sur les 110 milliards d’euros qu’il détient dans des centaines d’entreprises, ceci dans le cadre de la loi Macron.
Concernant Lyon, c’est 60% des parts de l’aéroport qui sont en vente et l’Etat attend des offres avoisinant les 540 millions d’euros.

Qu’est ce qui va changer

Les acteurs régionaux sont tous favorables à cette vente si le repreneur s’engage à lancer un véritable plan de développement.
Notons que St Exupéry c’est 8.5 millions de passagers par an et bien qu’il soit le 3eme aéroport national il n’est que le 47eme européen. On attend ici à Lyon que ce dernier réussisse à moyen terme à se positionner dans le TOP10 des Hubs européens.

Les projets consiste donc principalement en la multiplication des lignes internationales directes, de manière à désenclaver la région Rhône Alpes au niveau du commerce international. La reprise présuppose donc une capacité d’investissement d’environ 350 millions pour l’éventuel repreneur.

Il y a donc fort à parier que d’ici la fin de l’année 2016 l’écosystème économique de l’aéroport risque d’être bouleversé. A compter par les navettes vers l’aéroport de Lyon [4] qui aujourd’hui encore sont trustées par le Rhoneexpress qui ne satisfait pas tous les usagers. Certes de nombreux transporteurs indépendants se sont installés mais si on en croit les prévisions de développement ces derniers devront redoubler d’efforts pour répondre à la demande. En fonction du repreneur on entend dire qu’il serait possible même envisager la création d’une navette rapide entre Lyon et Genève, nous en parlerons dans le paragraphe suivant. Mais le développement touchera les transporteurs mais pas seulement, c’est aussi le cas pour tous les commerçants, restaurateurs de la plateforme qui vont devoir s’adapter, également les compagnies qui vont à moyen terme devoir démultiplier leurs effectifs au sein du Hub. n’oublions pas qu’autour de la plateforme St Exupéry 950 Ha de terre sont accessibles et que le projet de développement pourrait potentiellement ne pas connaitre de limites structurelles.

Qui sont les repreneurs ?

Nous n’en sommes encore qu’au stade des rumeurs et des offres stratégiques mais nous avons de plus en plus de données sur les éventuels repreneurs.
On a longtemps parlé de la société "Aéroports de Paris" mais il semblerait que cette dernière se soit retirée de la course. On entend également parler de la création d’un consortium entre La Caisse des dépôts, Vinci et Predica. Des fonds de pension américains seraient aussi sur l’affaire, également les fonds souverains d’Abou Dhabi et de Singapour. Depuis quelques semaines on entend aussi parler de l’aéroport de Genève mais en dehors de l’offre de rachat c’est bien le plan de développement qui sera déterminant. D’ailleurs cette option pourrait bien avoir le vent en poupe, en tous cas du côté des décideurs locaux qui verrait d’un bon œil la mise en place d’une complémentarité entre les deux aéroports.

Notes

[1] Le Terminal 3 définitif, en dur est aujourd’hui encore en construction. Livraison 2017.

[2] Aujourd’hui l’enjeu des transports entre le centre ville et l’aéropôrt est important, preuve en est les récentes affaires Goairport ou encore la fermeture de la ligne 12 des bus TCL qui tous deux proposaient une offre très compétitive, détruite en quelques mois par le lobbying agressif de Rhone Express. Des société de transport indépendants comme ELIT Transports connaissent une belle croissance mais prouve aussi que l’offre est largement insuffisante en tous cas qu’elle va vite le devenir.

[3] Le Terminal 3 définitif, en dur est aujourd’hui encore en construction. Livraison 2017.

[4] Aujourd’hui l’enjeu des transports entre le centre ville et l’aéropôrt est important, preuve en est les récentes affaires Goairport ou encore la fermeture de la ligne 12 des bus TCL qui tous deux proposaient une offre très compétitive, détruite en quelques mois par le lobbying agressif de Rhone Express. Des société de transport indépendants comme ELIT Transports connaissent une belle croissance mais prouve aussi que l’offre est largement insuffisante en tous cas qu’elle va vite le devenir.





Mots clés : Avion - logistique - Lyon -