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Stop à l'exploitation sexuelle



Stop à l’exploitation sexuelle

À quelques jours de la Présidence Française de l’Union européenne, nous lançons un appel à M. Le Président pour qu’il prenne une position sans équivoque face à l’exploitation sexuelle.

En effet, l’exploitation, quelle qu’elle soit, est avant tout une des abominations les plus abjectes de l’être humain, l’exploitation sexuelle, ramenant le corps des victimes à des simples marchandises, un bien que l’on peut vendre ou acheter à souhait, en est l’expression la plus répugnante ! L’insupportable est ici l’abus et le mépris de l’autre, sa soumission absolue, son infériorisation, sa déshumanisation…

- En Europe, l’Organisation internationale des migrations (OIM) estime à 500.000 (Chiffre 2006) le nombre des personnes trafiquées chaque année pour la seule exploitation sexuelle.

- L’Organisation Internationale des Migrations chiffre aussi à 120 000 le nombre annuel de femmes et d’enfants qui font l’objet de trafics à destination de l’Union européenne.

Ce que les chiffres révèlent, c’est qu’en l’espace de trente ans, le phénomène de la traite des êtres humains, notamment à des fins d’exploitation sexuelle a considérablement évolué. Les mutations les plus inquiétantes sont liées à son industrialisation, sa mondialisation, sa diffusion par le biais des conflits armés, et l’adaptabilité des trafiquants.

Ce que les chiffres ne disent pas, c’est la banalisation du phénomène, au point que l’on assiste en France et à l’étranger à l’utilisation de codes liés au trafic humain à des fins publicitaires. Une banalisation lourde de conséquences pour les victimes. Il est impératif que la lutte contre la prostitution et la traite des êtres humains prenne une nouvelle dimension et dépasse les frontières.

Les victimes sont recrutées en moyenne vers l’âge de 13 ans, vulnérabilisées par la violence de leur milieu, la pauvreté, le chômage, la drogue. La majorité d’entre elles subissent un dressage forcé de la part des souteneurs ou des gangs de rue qui vise à les dépersonnaliser jusqu’à ce qu’elles n’aient plus la faculté d’agir et même de penser par elles-mêmes.

Les Gouvernements ne peuvent plus avoir une attitude ambiguë. Car, rappelons un seul chiffre, chaque année dans le monde, 4 millions de femmes et fillettes sont vendues…

4 MILLIONS DE VIES PERDUES chaque année... Soit une moyenne de 11 000 vies perdues par jour...

C’est pourquoi afin de respecter la Convention du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution, l’intolérance à l’égard de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle doit être une priorité et l’achat de services sexuels réprimé par la loi. Le modèle suédois doit devenir le modèle de référence pour cette lutte européenne et internationale.

De nombreuses associations, organisations non gouvernementales et institutions luttent contre ce phénomène d’exploitation. Mais devant l’augmentation significative ces dernières années, il est essentiel de conjuguer nos forces et de nous unir pour dénoncer ce crime contre l’humanité, tel qu’énoncé dans le statut de Rome régissant la Cour Pénale Internationale dans son article 7.

Face à ce fléau, le G.I.P.F. a décidé de lancer, le 4 mars 2009, la première Journée Mondiale de Lutte Contre l’Exploitation Sexuelle.

Contact Presse : Mlle Abysse Royant Présidente Fondatrice 06-76-62-28-82 abysse@ong-gipf.com




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