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Rapport international 2008 sur la drogue



Rapport international 2008

Bruxelles. Le 20ème anniversaire de la Journée internationale contre la drogue a été célébré ce jeudi 26 juin à Bruxelles. C'est au cours d'un atelier européen sur la prévention contre la drogue, en présence de diplomates internationaux et de professionnels, qu'a eu lieu le lancement du Rapport international 2008 sur la drogue de l' UNODC, en même temps qu'avait lieu sa publication officielle à New York. L'atelier s'est tenu à la Maison des Associations internationales, il était organisé par la Foundation for a Drug Free Europe (FDFE) basée a Bruxelles, partenaire de l'ONG Comité sur les drogues narcotiques, de Vienne.

Un orateur d'importance, Piero Bonadeo, Officier de liaison de l'UNODC auprès de l'Union européenne, s'est fait l'écho des propos tenus par le Directeur Général Antonio Maria Costa, qui déclarait travailler avec les forces de sécurité pour mettre un terme à la fourniture des substances illégales ; lutte menée de concert avec les sociétés civiles dans la bataille pour réduire la demande, par des actions de prévention primaire. Le rapport complet est disponible sur : www.unodc.org

« Le fait de se concentrer sur la prévention ou le traitement dans le cadre de la stratégie de contrôle des drogues remet le facteur santé au centre du problème » a dit Bonadeo en s'adressant aux représentants d'environ trente nations présentes. « Il y a de plus en plus de soutien au fait que le contrôle des drogues est une responsabilité partagée par nous tous. »

La polémique a porté sur le nombre de drogués dans le Moyen-Orient, soulignant le fait que ces pays, tels l'Afghanistan avec 2,5 milliards d'euros pour son commerce d'opium, sont les plus gros producteurs de drogues et que le taux de consommateurs et de drogues dans les pays voisins atteint aussi des niveaux élevés.

Madame Katalin Szomor, expert international sur les drogues et ancien coordinateur national hongrois pour les drogues, a fait l'ouverture de l'événement avec une présentation de l'histoire de cette Journée internationale des Nations Unies, partageant ses expériences depuis la première conférence mondiale des Nations Unies sur la politique de réduction de la demande de drogues, qui s'est tenue à Vienne en 1987.

Katalin Szomor a narré l'histoire de l'ancien Ministre Colombien de la Justice, Enrique Parejo Gonzales, qui a trompé la mort et survécu à ses trois blessures par balle à la tête, prodiguées par un gang de la cocaïne. Il a continué à développer cette conférence initiale qui a donné naissance à la première Journée internationale des Nations Unies contre la drogue, célébrée le 26 juin 1988.

Ce jeudi, le Ministre plénipotentiaire de l'Ambassade de Colombie, Mr. Renato Salazar, a présenté l'initiative « Responsabilité partagée » de la Colombie. Cela consiste à augmenter la prise de conscience des réseaux du commerce national de drogues illégales, mettant en relief l'aspect « Ecocide » qui est commis lors de la fabrication des drogues et, suite à ce trafic, les dommages vitaux en résultant, subis non seulement par les consommateurs mais aussi par l'environnement.

Alors que l'Afghanistan et la Colombie s'évertuent à diminuer l'approvisionnement en réduisant les cultures et la production de substances illégales, le thème de cette Journée internationale annuelle des Nations Unies, il n'en demeure pas moins que se fixer uniquement sur cet aspect du problème, n'a pas produit de résultats désirables. Comme évidence il y a les chiffres de l'année dernière portant sur la culture d'opium en Afghanistan avec une augmentation de 27% des surfaces de culture de la coca en Colombie entre 2006 et 2007.

Le moine bouddhiste thaïlandais, Mr Phra Sudhinanavides a présenté l'unique programme mondial de culture alternative stable et qui a réussi. Comme le montre la vidéo, le Projet Royal a éliminé la culture illégale en Thaïlande depuis plusieurs décennies. Ce projet est une initiative personnelle du Roi, suite à ses recherches et observations sur le terrain. Cela prouve que quelque chose peut être fait pour réduire la culture sans porter atteinte aux moyens d'existence des paysans.

S'exprimant au nom de La FDFE, le Dr Christian Mirre a présenté le travail de son organisation et l'importance de la prévention primaire dans l'attaque du problème mondial de la drogue.

« Les drogues sont un réel fléau dans le monde actuel » déclare Mirre, ancien chercheur du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). « La drogue contribue à la criminalité, aux violences sexuelles, à la perpétuation des conflits mondiaux et, plus grave, à la destruction de vies. C'est un problème auquel nous faisons tous face, directement ou indirectement et, uniquement si nous travaillons tous dans la même direction, nous pourrons endiguer cette épidémie qui alimente les intérêts de certains. »

La FDFE a aussi dévoilé une série de clips vidéo contre la drogue, produite l'année dernière pour une campagne de prévention internationale, soutenue par la FDFE et son organisation sœur la Foundation for a Drug-Free World. Les quatre films qui ont pour thème « Ils ont menti » se réfèrent à la pression des pairs qui poussent la jeunesse à s'adonner à la drogue. Dans un film très direct destiné à la fois aux parents et aux jeunes, un enfant meurt après une prise de drogue. « Ils m'ont dit qu'une dose est sans risque » dit le garçon. Au moment où le docteur recouvre le visage de l'enfant mort, sa mère apparaît sur l'écran. « …Ils ont menti » dit-elle « Procurez à vos enfants la vérité sur la drogue ». Cette réalité existe bel et bien : A Dilbeek, le cas d'un jeune garçon de 17 ans « Tué par une dose d'XTC » pour avoir essayé (La DH, 8-9 mars 2008).

Participaient à l'atelier des professionnels internationaux de la prévention contre la drogue, des diplomates des pays occidentaux et du Moyen-Orient, des ONG luttant contre la drogue, des groupes religieux et des agents municipaux. L'atelier interactif a donné l'opportunité à des officiels et des responsables d'organisations d'échanger leurs expériences avec des initiatives de prévention des drogues mises en œuvre en Europe et de trouver une solution pour contribuer efficacement à créer une société sans drogue.

Suivant de près, les préoccupations nationales européennes et internationales, l'atelier s'est poursuivi avec les actions entreprises par un représentant de la ville de Gand, coordinateur de la politique sur les drogues, suivi par Ugo Ferrando, Président de Narconon d'Europe Sud. Ferrando a présenté une courte vidéo décrivant la récente mise en fonction de centres résidentiels pour la réhabilitation des drogués en Iran et au Pakistan, ainsi que les nombreux défis que son organisation a dû surmonter pour les rendre opérationnels afin de prendre en charge les millions de drogués de ces pays. « Nous gagnons » a dit Ferrando « Petit à petit, mais nous gagnons. »

La FDFE a été créée en mars 2004 avec le but d'unir et de coordonner les efforts des membres de la société civile impliqués dans la lutte contre la drogue en Europe. En octobre 2007, la FDFE a été sélectionnée par la Commission européenne pour être un partenaire du Forum des sociétés civiles sur la drogue, au sein de l'Union européenne. Des personnalités de différentes idéologies, religions et cultures sont les membres et conseillers de la fondation, qui partagent le but commun de libérer la société de l'épidémie des drogues. Pour plus d'information visitez le site : www.fdfe.org



Voir en ligne Foundation for a Drug-Free Europe : www.fdfe.org


Mots clés : Belgique - drogue - santé -