communique de presse gratuit

>
> Près d’un tiers des grossesses finissent par un avortement

Près d'un tiers des grossesses finissent par un avortement



Près d’un tiers des grossesses

C'est ce que vient de révéler une étude américaine du Guttmacher Institute, qui indique qu'à l'échelle mondiale, les taux d'avortements sont en déclin –mais les interruptions volontaires de grossesse clandestins et dangereux sont en augmentation.

47 000 femmes meurent chaque année d'un avortement clandestin

C'est ce que vient de révéler une étude américaine du Guttmacher Institute, qui indique qu'à l'échelle mondiale, les taux d'avortements sont en déclin –mais les interruptions volontaires de grossesse clandestins et dangereux sont en augmentation.

De 1995 à 2003, le taux d'avortement pour 1000 femmes en âge de procréer (15 à 44 ans) est passé de 35 à 29. A partir de 2008, le taux est resté stable (28).

Malgré un accès facile à la contraception (avec la pilule comme moyen de prédilection) et à la contraception d'urgence, il se produit en Europe un avortement toute les 27 secondes –mais les experts ont précisé que les taux sont beaucoup plus élevés en Europe de l'Est.

Des disparités européennes

En effet, le taux est de 12 avortements pour 1000 en Europe de l'Ouest, contre 43 en Europe de l'Est.

Les taux restent cependant plus élevés en Europe du Nord (Scandinavie et Royaume-Uni) qu'en Europe du Sud-ouest, avec 17 IVG pour 1000 –chiffre qui se rapproche de celui des Etats-Unis.

Mais les auteurs de l'étude sont particulièrement préoccupés par le nombre croissant d'IVG pratiquées dans des conditions dangereuses dans les pays en voie de développement.

« Si l'on n’investit pas plus dans le contrôle des naissances et les plannings familiaux [dans ces régions], on peut s'attendre à ce que la tendance persiste », explique le Dr Gilda Sedgh, auteur de l'étude.

Hausse des avortements « à risque »

Le taux d'IVG pouvant représenter un danger pour la patiente est passé de 44 à 49% de 1995 à 2008.

Les avortements « à risque » sont effectués par des personnes ne possédant pas les compétences nécessaires, et souvent dans des conditions insalubres.

En raison de l'augmentation de la population mondiale, en 2008 on a dénombré 2,2 millions IVG de plus qu'en 2003, malgré le déclin du nombre d'avortements à l'échelle mondiale.

L'Amérique Latine a les taux les plus élevés, avec 32 IVG pour 1000 femmes, suivie de près par l'Afrique et l'Asie, avec des taux de 29 et 28. Selon le Dr Sedgh, il existe une forte corrélation entre les taux d'avortement, l'accès à la contraception et les lois sur l'IVG.

« Les taux d'avortement sont clairement plus bas dans les pays qui ont des lois sur l'IVG plutôt libérales ».