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Lucien, un enfant-soldat!



Lucien, un enfant-soldat (...)

Bruxelles. Pour célébrer la Journée internationale des enfants soldats, le 12 février, jour anniversaire du Protocole facultatif à la Convention des droits de l'enfant relatif à l'implication des enfants dans les conflits armés (2002), les Eglises de Scientologie pour l’Europe ont organisé une Conférence-débat sous l’égide des Jeunes pour les droits de l’Homme Belgique. L’invité est un ancien enfant-soldat : Lucien Badjoko* du Congo Kinshasa, qui s’est enrôlé à 12 ans, en 1997, pour répondre à un appel patriotique.

  Après une présentation de la vidéo : , Lucien nous rappelle que l’on estime à environ 250-300 000 le nombre d'enfants soldats (garçons et filles) dans le monde selon l’UNICEF, dans tous les pays en conflit en fait. Ces enfants sont enrôlés soit de manière forcée, ou sont volontaires par vengeance, ou suite à des actions de violence y compris sexuelles. Le but n’est pas seulement le combat. Lucien estime qu’il y a encore de nos jours, des milliers d’enfants soldats en RDC participant aux quelques 50 groupes armés actuels.

  Lucien a cotoyé des jeunes, mal dans leur peau, sans identité, qui avaient été enlevés à leur famille par la violence ou alors donné par la famille pour supporter une idéologie. Il décrit comment les "instructeurs" souvent des diplômés d’écoles ou d’académies militaires les manipule et abuse de leur crédulité et imprime en eux la notion d’ennemi. Jeunes donc malléables, soumis à une discipline sévère, à une forte propagande, leurs émotions annihilées, ils sont transformés sans considération en machine de guerre.

  Lucien a rapidement pris conscience que ses rêves ne seraient jamais réalisés malgré les promesses faites et que en fait, il servait des intérêts politiques. Avec l’aide de l’UNICEF il quitte l’armée en 2002 à 17 ans et s’oriente vers les études. Mais comme il le dit :" On ne peut pas faire la guerre et rester indemne, surtout quand on est un enfant. Quelque chose change au fond de vous."

La réinsertion n’est pas facile mais il surmonte les difficultés, ses angoisses et prend conscience que le problème ne sera pas réglé par les armes mais par le dialogue. Depuis, il a créé une association l’Ambassade Des Jeunes Victimes de Guerre, pour changer le regard sur les enfants-soldats et lutter contre l'exploitation des mineurs dans les conflits armés. Il agit pour venir en aide à ces enfants et pour faire entendre leur voix, réclamer justice, aider à leur réinsertion et leur redonner espoir en des lendemains meilleurs.

  * J'étais enfant-soldat Lucien Badjoko et Katia Clarens, éditions Plon, 2005.




Mots clés : enfant - humanitaire -