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L'attention, l'hyperactivité et la Ritaline



L’attention, l’hyperactivité et

Bruxelles. Ce vendredi 10 octobre la conférence : « TDA/H – ce que vous n’êtes pas supposés savoir à propos de TDA/H et Rilatine » s’est tenue dans l’auditorium des Eglises de Scientologie pour l’Europe, 103 boulevard de Waterloo. Cette conférence s’est tenue devant un auditoire fort intéressé et réunissant des personnes de milieux et professions variés.

Le conférencier (un MSc et MBA) a commencé par démontrer comment les industries pharmaceutiques utilisent des spécialistes, des professionnels du marketing et des politiques pour donner crédit à leurs produits à propos d’une maladie qui n’est en fait qu’un symptôme mais consigné dans le controversé DSM (1). Un président de groupe de travail sur le DSM , le Dr. Allen Francis, a déclaré à ce propos : « De manière évidente, notre filet était trop large et a capturé de nombreux ’patients’ qui n’auraient jamais dû entrer dans le système de santé mentale. »

Vient ensuite la présentation d’une longue liste de traits communs de comportement (le filet évoqué ci-dessus), dont 5 points sont seulement nécessaires pour être étiqueté du trouble du déficit d’attention et d’hyperactivité, rendant ce diagnostic très subjectif et peu scientifique !

Le conférencier montre que des éléments tels que nourriture inadaptée, problème scolaire, mode de vie surchargé, problèmes familiaux, peuvent être des raisons sous-jacentes à ce comportement. Il donne comme exemple un excès de sucre dans l’alimentation du jeune et les symptômes du TDA/H qui en résultent et conduisent à tort à un traitement chimique inutile à sérieux effets secondaires alors que cela peut être facilement et durablement corrigé par une alimentation appropriée et correcte.

Après avoir fait une description de la molécule Ritaline (méthylphénidate) qui n’est autre qu’une substance psychotrope de Classe II (2) qui crée une dépendance et est dommageable pour le système nerveux, il explique sa fonction au niveau des connexions nerveuses (synapses) et comment elle perturbe la fonction des cellules nerveuses. Un point non négligeable à considérer sont les effets à long-terme de ces substances que l’on délivre à de jeunes enfants.

Un autre point intéressant est aussi l’explosion (est-elle justifiée ?) de la prescription de cette Ritaline en Europe, surtout au Danemark et aux Pays-Bas. La Belgique n’est pas épargnée !

Malgré les alertes des institutions européennes telles l’EMCDDA et l’EMA (3), la Ritaline de médicament est devenue drogue de rue qui se sniffe pour ses « highs ».

En matière de conclusion est rappelée la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’enfant (article 33) le protégeant contre l’usage de drogues et de psychotropes. Le conférencier rappelle la nécessité d’éviter les examens psychologiques et psychiatriques et de rechercher la cause sous-jacente et d’éviter les traitements psychiatriques dommageables, pour le bénéfice de l’enfant.

Voir aussi : http://fr.cchr.org/

NOTES

(1) DSM : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux - de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA).

(2) Classe II selon la Convention de 1971 des Nations Unies. La Ritaline est une substance psychotrope contrôlée au même titre que la cocaïne, la morphine et l’amphétamine.

(3) EMCDDA : Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (www.emcdda.europa.eu) EMA : Agence européenne des médicaments (www.ema.europa.eu).



Voir en ligne Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme : fr.cchr.org/