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Gérard Davoust et l'héritage Charles Trenet



Résumons rapidement les faits.

Un seul légataire est désigné par testament au décès du grand chanteur en février 2001. Georges El Assidi hérite de près de 3 millions d'euros.

La famille Trenet restante va d'abord contester la validité du testament signé pourtant par Charles Trenet en personne en 1999. C'est plutôt les conditions d'obtention de cette signature que Lucienne (demi-sœur) et Wulfran Trenet (neveu) évoquent comme ayant été soutirée par la contrainte et l'intimidation. En 2011, la justice donnera toute légitimité à Georges El Assidi après trois procès successifs.

Mais entretemps, l'ancien secrétaire particulier et chauffeur de l'artiste défunt a créé des dettes qu'il a du mal à rembourser, malgré de nombreux prêts bancaires contractés. Une vie trop luxueuse serait la cause des problèmes financiers de Georges El Assidi, situation incompréhensible d'autant plus que le legs comprenait la rétribution des droits d'auteur pour une somme annuelle comprise entre 500 000 et 800 000 euros.

Les droits du grand Charles étaient gérés par la maison d'édition musicale Raoul Breton, respectable enseigne dont le fond de catalogue a été racheté par Charles Aznavour en 1992. A la tête de cette maison d'éditions, Gérard Davoust, qui est actuellement Président d'Honneur de la SACEM après en avoir occupé de nombreux postes prestigieux.

Lorsque Georges El Assidi sent que sa situation financière lui échappe, il contacte, sur les conseils d'un ami, deux personnes susceptibles de l'aider. Maurice Khardine et Johan Schlüter décident de lui porter assistance. Pour redresser la situation financière de Georges El Assidi, ils proposent la création d'une société de droit danois, NEST A/S qui aura la double mission de gérer au mieux le et d'en promouvoir également la mémoire.

Mais en 2007, Georges El Assidi porte plainte contre la société NEST A/S et ses dirigeants pour escroquerie alors qu'il détient 70% des droits de vote. Les droits d'auteurs sont mis sous séquestre pendant l'instruction du dossier mais la maison d'édition Raoul Breton continue à verser les dividendes des droits d'auteur à Georges El Assidi.

La société NEST A/S nie avoir escroqué Georges El Assidi et demande une expertise du compte de droit d'auteur géré par la maison Raoul Breton. Celle-ci s'y refusera catégoriquement bien qu'il s'agisse d'une décision finalement prise par le juge en charge de la plainte de Georges El Assidi. Il semblerait également que les éditions Raoul Breton aient versé une contribution financière à Georges El Assidi pour honorer ses frais d'avocat durant cette période, l'ancien secrétaire particulier et chauffeur de Trenet bénéficiant du RSA comme seul revenu.

Le 10 avril 2015, la Cour d'Appel de Paris prononce la relaxe de Maurice Khardine et condamne Georges El Assidi à verser des dommages et intérêts pour accusations calomnieuses.

Cependant, l'expertise du compte demandé à la société Raoul Breton n'a jamais eu lieu et le mystère qui entoure cette affaire n'a pas encore livré tous ses secrets.