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Comment les grossistes de Marrakech fabriquent-ils les traditionnelles babouches ?


Si vous êtes friand de choses rares, quoi de mieux que d'aller chiner chez un grossiste d'artisanat ? Et à Marrakech, le meilleur c'est Babouche Guéliz ! Vous y trouverez de tout : souvenir pour des amis, tuniques cousues dans le plus grand respect de l'art artisanal ancestral marocain, babouche pour enfant… Tout y passe. Cette boutique vous créera des collections si belles que vous ferez forcément des envieux dans votre entourage. Si certains pensent qu'il faut être riche pour parader avec de belles tenues, Babouches Guéliz vous permettra de leur faire comprendre qu'ils se trompent et qu'il suffit de connaître les bons coins et les bonnes astuces…

La fabrication artisanale des babouches

Dans la ville de Marrakech, la fabrication des babouches se développe de plus en plus et les artisans de la ville rouge apportent du neuf en fonction des besoins de la clientèle. Fabriquer des babouches est une tache relativement facile qui prend en général trois être de temps de réalisation. Le matériel utilisé est : une aiguille a chat assez large pour faire passer la ficelle, une aiguille à coudre et une autre à broder, un cutteur rotatif, une paire de ciseaux, un crayon à papier gras, une bobine de fil beige, 2 cm de ficelle, un échevette de retors blanc, un rectangle de feutrine beige chinée de 20 x 80 cm, un rectangle feutré écru de 20 x 30 cm et du cuir. Une seule pièce de cuir est suffisante pour confectionner un peu plus de deux paires de babouche. Et pour s’assurer que le cuir est complètement nettoyé de ses morceaux de fourrure, un certain nombre de petites manipulations précèdent la réalisation de la babouche.

La fabrication de ces chaussures étant une chose délicate, l'artisan doit toujours avoir les mains propres et sèches. La partie supérieure de la babouche est en peau de chèvre grenée, et la semelle, qui est la partie plus précisément en contact direct avec le sol, est faite en peau de veau. Pour la partie supérieur, l’artisan doit découper deux morceaux de cuir triangulaires à l’emporte pièce ou à l’aide d’un gabarit et point après point, la babouche est façonnée puis calibrée pour atteindre la forme désirée. On rassemble les deux morceaux de cuir triangulaires avec trois fils différents, un fil de nylon doublé d’un fil de soie pour une parfaite adhésion ensuite, un autre fil de soie, le seul apparent. Les pièces sont attachées à la semelle et maintenues à l'ensemble par une triple couture. La semelle est composée de la partie supérieure faite de carton et de peaux de chèvre cousues entre elles qui sont rattachés ensemble à la dernière partie en peau de veau. Après cela, la semelle et son chaussant sont assemblés et le tout est lissé avec du savon de façon à ce que la couture ne soit pas visible. Pour donner à la babouche sa forme, deux embauchons sont posés l'un sur l'autre et enfoncés au maillet, mais la babouche ne sera terminée qu'une fois les chutes de cuirs dépassant de la semelle enlevées afin de la rendre plus esthétique.

Il y a trois façons de procéder pour fabriquer une babouche et qui change le temps de réalisation : à la machine, à la colle ou à la main. Si l'on utilise la machine ou la colle, la réalisation est rapide mais le résultat n'est pas à la hauteur pour faire office de soulier d'extérieur, et la babouche est utilisable pour la maison seulement.




Mots clés : vêtement -