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A propos des dérives sectaires en France



Le 28 juin 2006, en France, un vote à l’Assemblée Nationale décidait la création d'une commission d’enquête relative à l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs. Belles intentions en vérité, mais que se passe-t-il dans les faits ? Sur la chaîne de télévision parlementaire LCP, qui propose des extraits des réunions de cette commission, nous avons assisté à un lynchage médiatique en règle. Ces groupes, dont fait partie le Mouvement Raëlien, sont mis en accusation sans avoir la possibilité de répondre par un débat contradictoire.

L’opinion publique devrait s’inquiéter de l’absence de contradicteur, mais elle ne le peut pas puisque l’information donnée sur le sujet est à sens unique. Les médias ne font pas leur métier d’objectivité en la matière, une fois de plus.

Les députés membres de cette commission nationale semblent oublier qu’ils ne sont jamais que les représentants de leurs électeurs. Cela ne leur donne aucune compétence particulière pour traiter de problèmes aussi complexes pour lesquels ils seraient bien avisés de tenir compte du point de vue des spécialistes de ces questions, tels que : sociologues, psychothérapeutes, philosophes et historiens des religions. La France n’aurait-elle donc aucune sommité compétente en la matière ?

Une des spécificités d'un régime démocratique est de protéger les faibles contre la puissance des forts, et les minorités par rapport au poids de la majorité. Le démocrate véritable n’est-il pas celui qui est capable de se lever pour protéger et donner le droit à son adversaire de s’exprimer ? Voltaire le réclamait déjà... Mais où sont les « Voltaire », les « Hugo » et les « Zola » aujourd'hui ?

La persécution systématique des minorités spirituelles, à laquelle nous assistons depuis plusieurs années en France, remet en cause les fondements même de l’État de droit en France, sa Constitution et l’article 18 de son préambule. Bien que la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 garantisse en principe le droit fondamental à la liberté de religion ou de croyance, dans le rapport parlementaire de 1995, le rapporteur rappelait que « la politique du gouvernement peut avoir contribué à un climat de suspicion et d’intolérance générale » envers des groupes religieux répertoriés comme « sectes ».

Nous, membres du Mouvement Raëlien, souhaitons élargir la réflexion et proposons la création d’un comité de censure des écrits religieux du monde entier, car il est temps de prendre vraiment en considération tout ce qu’ils contiennent d'expressions et d'idées contraires aux Droits de l'homme. La lecture des écrits chrétiens, musulmans, de la Bible ou du Coran, montre que leurs textes contiennent des incitations au racisme, à l’intolérance et à la violence. Là est le vrai problème et le réel danger pour la jeunesse !

Voilà la clé du véritable changement aux dérives « sectaires » et la réponse aux « apprentis sorciers » de la pensée unique. Mais Les pouvoirs institutionnalisés auront-ils le courage d’examiner cet aspect de la question ? Aujourd’hui, nous, Raëliens, posons la question suivante aux parlementaires : « Etes-vous prêt à déposer une proposition de loi ordonnant de passer au crible des Droits de l’homme les dogmes et les écrits religieux de toutes les religions majoritaires et minoritaire en France ? C'est dans cette direction que nos parlementaires doivent travailler pour enrayer le sectarisme et le fanatisme.




Mots clés : débat - Islam - justice - politique - secte -